Arenas prend les commandes du WorldSSP et s'adjuge la Course 2 en Hongrie : « J'ai forcé à trois tours de la fin et j'ai concrétisé »
Le Champion du Monde Moto3 2020 signe des débuts fracassants. Pour sa première saison, il n'a jamais fait pire que cinquième.
Le Round Motul de Hongrie au Balaton Park est terminé. Le Championnat FIM World Supersport en est déjà au quart de sa saison, et on a un nouveau leader. Albert Arenas (AS BLU CRU Racing Team) s'est mis dans le bain très rapidement. Il domine le plateau au nombre de podiums pour son année de rookie. C'est cette constance qui lui permet de passer devant Jaume Masia (Orelac Racing VerdNatura) au classement général.
DEUXIÈME DE LA COURSE 1 : Cinq podiums en sept départs
Arenas a frappé fort vendredi. Il a pulvérisé la pole de Bo Bendsneyder (1'42.799 en 2025) en signant un 1'42.050 autoritaire lors de la Tissot-Superpole. Pour couronner le tout, Masia, qui le devançait d'un petit point au championnat, a chuté avant même de signer un chrono. Résultat : un départ depuis la 24e place. La situation est devenue idéale pour Arenas quand son rival a de nouveau chuté au deuxième virage du premier tour, abandonnant la course.
Ensuite, Arenas a mené brièvement avant d'avoir du mal à suivre le rythme infernal de Roberto Garcia (GMT94 Yamaha) et Can Oncu (Pata Yamaha Ten Kate Racing). Le duo a maintenu environ six dixièmes d'avance jusqu'à ce que le pilote Yamaha ne chute alors qu'il menait l'épreuve au treizième tour. L'Espagnol a alors cravaché, réduisant l'écart avec la tête à un seul dixième au quinzième passage. Mais rien n'a pu freiner la remontée éclair de Valentin Debise (EASTROC ZXMOTO Factory Evan Bros Racing). Le Français a profité d'un écart d'Oncu dans l'enchaînement des virages 12 et 13 pour le doubler, emmenant Arenas dans son sillage. Debise s'est imposé sur la ligne. Cette deuxième place a permis à Arenas de prendre 19 points d'avance au championnat samedi soir. Le dimanche allait être encore meilleur.
EN CONFIANCE SUR L'AVANT : « Dimanche, je sentais mieux l'avant, je pouvais rouler avec moins de retenue »
Au départ de la dernière course, Arenas a giclé pour signer le holeshot. Oncu a cependant trouvé l'ouverture au cinquième virage pour le reléguer à la deuxième position. L'Espagnol est resté en embuscade à un quart de seconde du Turc, pendant que Debise abandonnait sur problème technique. Il a pris le temps d'analyser son adversaire pour trouver l'endroit idéal où porter son attaque. Arenas a senti l'ouverture dans le deuxième secteur. À trois tours du but, il a frappé au neuvième virage pour reprendre les commandes.
Il a résisté jusqu'au bout pour s'imposer avec quatre dixièmes de marge. C'est sa première victoire depuis Phillip Island, ce qui met fin à sa série de trois deuxièmes places consécutives. « Cette première place compte beaucoup, analyse-t-il. Je suis satisfait de la performance, surtout après la Course 1. Je savais qu'on pouvait franchir un cap et on l'a fait. J'ai bien profité de la fin de course. C'était dur, ça roulait vite. Je vois encore des différences de pilotage, de réglages et de démultiplication. Il me reste des choses à comprendre pour vraiment progresser. Je suis heureux pour l'équipe et tous ceux qui bossent dur pour ce résultat. L'équilibre de la moto en entrée de virage était crucial ici. C'est ce qui a fait la différence par rapport à hier sur ce circuit étriqué. Dimanche, je sentais mieux l'avant, je pouvais rouler avec moins de retenue. C'est une piste compliquée : ça va très vite mais c'est très étroit, donc difficile de doubler. Je me suis accroché, j'ai décidé de forcer à trois tours de la fin et j'ai concrétisé. »
LE FEELING AVANT TOUT : « La route est encore longue... on cherche surtout à être à l'aise sur la moto pour pouvoir performer »
Arenas repart de Hongrie avec une belle avance de 33 points. Une progression fulgurante pour le pilote de 29 ans qui découvre la catégorie. Il a passé 11 ans dans le paddock MotoGP, décrochant un titre mondial en Moto3 en 2020 avant d'enchaîner cinq saisons en Moto2. Ce départ canon en WorldSSP surprend le natif de Gérone lui-même. Il veut continuer à bosser en se concentrant sur son ressenti avec la machine. « Avant la saison, je ne pensais pas du tout au classement, confie-t-il. J'étais concentré sur le défi qui m'attendait : changer de paddock, affronter ce peloton agressif, découvrir d'autres motos. C'est deux courses par week-end sur des tracés que je ne connais pas. La route est encore longue, mais je suis ravi des performances. On cherche surtout à être à l'aise sur la moto pour pouvoir performer. Je suis content pour l'équipe et très surpris de voir comment on travaille. »
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